Plus personne ne s’en étonne désormais : le Covid-19 a eu un retentissement incroyable sur le marché de l’immobilier. Malgré tous les événements, le marché est resté incroyablement stable, une période palliant les déficiences d’une autre. Si l’on parle beaucoup des achats de résidences principales, qu’en est-il des résidences secondaires ?

Une résidence secondaire dans le sud de la France

Avoir une maison dans le sud de la France, tout le monde en rêve. Les investisseurs étrangers le savent aussi. C’est pour cette raison que depuis quelques années, de nombreux biens sont achetés dans le but de réaliser une plus-value à la revente. Les arguments sont nombreux : soleil omniprésent, proximité des plages, lieux touristiques… Mais le prix demandé faisait souvent reculer les acquéreurs potentiels qui souhaitaient un pied à terre. Selon une étude de l’Insee, on compterait plus de 3 600 000 résidences secondaires en France.

Les différentes périodes de confinement ont mis en évidence un problème majeur : impossible d’entretenir un bien à distance et déléguer cela à un prestataire extérieur peut se révéler onéreux. Si le premier déconfinement avait laissé de l’espoir, la situation sanitaire ne s’arrange pas et le deuxième confinement, bien que moins strict, limite considérablement les déplacements non essentiels.

Des régions plus propices aux négociations

Autre facteur à prendre en compte : certains secteurs très prisés, comme la Côte d’Azur, subsistent essentiellement grâce aux touristes. Or, ces derniers sont bien entendu inexistants, en périodes de confinement et cela sera le cas tant que l’épidémie n’aura pas trouvé d’issue favorable. Les prix risquent donc de chuter, car la tension est moins forte. Une tendance que l’on ne retrouve pas forcément dans d’autres régions où le tissu économique ; plus diversifié ; est donc plus solide.

Les propriétaires étrangers songent donc à revendre rapidement leurs biens ; ce qui permet aux acheteurs de pouvoir négocier plus aisément ; ce qui n’était pas le cas, avant l’arrivée de l’épidémie. Enfin, sans parler d’achat, les locataires qui ne souhaitent pas accéder à la propriété, veulent néanmoins déménager, suite à ces événements. La possibilité du télétravail et donc de l’éloignement possible des grandes villes est un atout. Avoir un appartement avec une terrasse ou un balcon ou louer une maison avec un extérieur, est le souhait pour une grande majorité d’entre eux.

Devenir propriétaire d’une résidence secondaire est pour de nombreux français, la possibilité d’avoir accès à une bouffée d’oxygène. Un bien qui leur permet de se détacher du quotidien et d’un environnement urbanisé, pour trouver repos et quiétude. Un achat plaisir, mais aussi un placement financier, l’immobilier restant pour près de 9 français sur 10 la valeur refuge par excellence.