Quand on effectue un travail, on touche ce que l’on appelle un salaire ; d’où l’appellation d’emploi salarié. Cette somme d’argent que vous retrouvez sur votre fiche de paie comporte par ailleurs différents chiffres et données, dont le salaire brut, situé en haut de page. C’est de ce dernier dont on défalque certaines charges, afin que vous ayez votre salaire net ; c’est-à-dire l’argent qui vous est véritablement versé, chaque mois et qui vous permet de vivre. Comprendre ces charges mais aussi le calcul qu’il faut opérer pour avoir son salaire net peut être particulièrement intéressant quand on postule pour un emploi, car l’employeur en général parle toujours du salaire brut. Pour un salarié lambda, c’est le moyen de savoir ce qui va arriver sur son compte, à la fin de chaque mois, pour payer ses propres charges de la vie courante.

Simulateur calcul salaire Brut/Net

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Calculs donnés à titre indicatif. Notre simulateur utilise la moyenne des taux exercés

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Brut en net : comment ça marche ?

Quand on parle du salaire brut, on peut entendre l’expression de total brut. Cela veut dire exactement la même chose. Un chef d’entreprise, quand il embauche un ou plusieurs salariés ne se contente pas de leur payer un salaire. Il doit payer différentes cotisations et charges qui sont inhérentes à cet emploi. Ce sont les charges patronales. L’employé, lui aussi paie certaines cotisations. Celles-ci sont relatives à la protection sociale des salariés et génèrent des droits pour l’usager.

CSG et CRDS

On parle donc de la CSG (Contribution Sociale Généralisée), instaurée en 1991. Cet impôt vise à diversifier le financement la protection sociale. Si on la retrouve sur les bulletins de paie (prélèvement sur le revenu), elle a aussi sa place au niveau du patrimoine ou encore des placements financiers.

L’acronyme CRDS signifie « Contribution au Remboursement de la Dette Sociale ». Comme son nom l’indique, cette taxe sert à diminuer la dette de la Sécurité Sociale. Le montant de ces impôts n’est pas fixe, car il se base des plafonds annuels de la sécurité sociale et sur le montant des revenus annuels. Il est également relatif au statut de l’employé, comme nous le verrons après.

Il est bon de noter que dans certaines régions françaises, d’autres taxes et cotisations sont enlevées du salaire brut, en fonction des besoins locaux. Pour effectuer rapidement le calcul entre le salaire brut et le salaire net, il faut défalquer une moyenne de 30%. La CSG et la CRDS ne sont, bien entendu, pas les seules charges pour expliquer ce pourcentage. Nous vous expliquerons par la suite comment procéder pour arriver de votre salaire brut à votre salaire net, en fonction de votre statut.

L’importance du statut dans le calcul

La fiche de salaire d’un employé ayant le statut de cadre ne sera pas la même qu’un bulletin de paie d’un autre salarié. Le statut de cadre implique de cotiser à l’APEC (l’Association Pour l’Emploi des Cadres). Il leur faut également prendre en compte la souscription d’une prévoyance obligatoire (pour les cadres se situant dans la tranche 1 ; c’est-à-dire jusqu’à 3428 € mensuels brut en 2020) et qui couvre le risque décès.

Le calcul peut vraiment être différent selon le statut. Car certaines conventions offrent quelquefois 15 mois de salaire à leurs employés. Or conventions collectives ; c’est un souhait de l’entrepreneur, pour la motivation de ses salariés. Cela figure toujours sur le contrat de travail. On peut ainsi citer le secteur bancaire, le BTP, ou encore l’agroalimentaire. Une personne effectuant son travail en tant que libéral aura un pourcentage de charges de 45%.

Portage salarial

Le portage salarial permet à des personnes souhaitant travailler en freelance d’obtenir des missions par le biais d’une entreprise de portage. La liberté se couple avec la sécurité de l’emploi car la personne exerçant en portage est considérée comme un salarié classique pendant le temps de sa mission. Revers de la médaille, les charges sociales s’élèvent alors à 50% ; car l’entreprise de portage prélève une commission.

Fonctionnaire

Enfin, le fait d’être fonctionnaire implique un prélèvement de 15%, mais certains peuvent espérer avoir jusqu’à 4 mois de salaire annuels supplémentaires, sans compter les primes.

Les définitions

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Salaire de base : qu’est-ce que c’est ?

Le SMB (Salaire Mensuel de Base) est le salaire qui est indiqué sur le contrat de travail, au moment de l’embauche. Il peut avoir été déterminé par l’employeur seul ou avoir fait l’objet d’une négociation avec l’employé, au moment de l’entretien d’embauche. Il est par la suite immuable, sauf si cela fait l’objet d’une nouvelle contractualisation signée par l’employeur et l’employé.

Quel que soit le poste occupé et le nombre d’heures effectuées, le SMB ne peut pas être inférieur au Smic brut horaire qui est, en 2020 de 10.15 € (ou 8.03€ nets). Dans le cas de certaines conventions collectives, on parle alors de salaire minimal conventionnel. Ce salaire est toujours indiqué sur une base de temps complet ; même si le salarié ne travaille qu’à temps partiel. Il lui incombe de procéder alors au calcul suivant. Il doit multiplier la rémunération horaire brute par le nombre d’heures travaillées sur un mois, sachant qu’il travaille 35 heures en une semaine.

Ce salaire n’est pas à confondre avec le salaire brut ; car ce dernier peut inclure des avantages sociaux (tickets restaurant, mutuelle…) ou encore des primes qui ne font pas partie de ce qui doit être indiqué dans le salaire de base. Un banquier ou un commercial peut ainsi toucher des primes sur objectif ; et ce, dans le but de motiver un salarié afin qu’il trouve de nouveaux clients, par exemple.

Qu’est-ce que le salaire brut ?

Le salaire brut peut être défini comme la somme perçue par un salarié en contrepartie de son travail avant que ne soient défalquées différentes charges sociales qui sont pour certaines obligatoires comme la CSG et la CRDS. D’autres peuvent provenir d’une mutuelle santé qui serait proposée par l’entreprise à ses salariés.

Salaire net : définition

Le salaire net n’est pas à confondre avec le salaire net imposable et le salaire net fiscal. Nous allons revenir sur ces deux points dans le paragraphe suivant. Sur une fiche de paie, on le trouve après la mention « net à payer ». Pourtant, le prélèvement de l’impôt à la source a quelque peu changé l’apparence de la fiche de paie. Le salarié trouve ainsi le net à payer avant la déduction de l’impôt qui est prélevé à la source et enfin, le net payé en euros. Cela correspond à la somme réellement donné au salarié et qui sera versé sur son compte à la banque (voir notre guide sur le site impots.gouv.fr).

Différences entre le salaire net imposable et net fiscal ?

Si un salarié examine avec attention les lignes équivalant au salaire net à payer, au salaire net imposable ou encore celle relative au salaire net fiscal, il peut voir certaines différences. Comment les expliquer ? Tout simplement, parce que certaines cotisations (comme une partie de la CSG ou encore de la CRDS) ; nous en parlons plus loin dans le paragraphe vous expliquant ce que sont les cotisations sociales à enlever pour obtenir votre salaire net ; sont non déductibles. Elles sont donc imposables.

C’est le salaire net imposable ou net fiscal qui est envoyé à l’administration fiscale, pour calculer l’impôt sur le revenu et estimer le montant de l’impôt prélevé à la source, chaque mois. Il est bon de noter que si vous souscrivez la mutuelle mise en place par votre entreprise, la part de complémentaire qui est prise en charge par votre employeur fait partie de l’imposition sur le revenu.

Prélèvement à la source : les conséquences ?

La volonté gouvernementale de mettre en place le prélèvement à la source (PAS) a suscité bien des polémiques. Mais qu’est-ce que cela change, au niveau des salariés ? Le PAS se voit sur une fiche de salaire tous les mois, car il prélève l’impôt mensuellement en fonction des revenus en temps réel qui vont être versés par l’employeur. On ne paie plus désormais ses impôts au regard d’années antérieures.

En effet, cela pouvait provoquer un déséquilibre, surtout si la situation professionnelle et financière avait changé et que les revenus étaient moins importants. Cette nouvelle manière de prélever l’impôt a nécessité un remaniement de la fiche de paie. Ainsi, vous trouvez une ligne où figure votre salaire net avant le prélèvement à la source. Pour plus de clarté, le gouvernement a insisté pour que ce chiffre apparaisse avec une plus grosse police d’écriture. L’employeur, pour cela applique le PAS au salaire net imposable (celui qui est transmis à l’administration fiscale). Mais le salarié ne le voit pas, puisqu’on ne parle sur un bulletin de paie que d’un net à payer.

Le taux personnalisé

Vous trouvez ensuite le taux de prélèvement selon votre situation professionnelle et le montant qui va être prélevé. Bien entendu, d’un contribuable à l’autre, mais aussi d’un salarié à un autre, ce calcul varie ; puisque le taux est personnalisé. Il tient en effet compte du niveau de revenus, mais aussi du nombre de parts fiscales. Pour savoir quel sera le montant de votre salaire net (après imposition à la source), vous devez prendre votre salaire mensuel avant imposition et enlever le taux personnalisé.

L’imposition à la source peut cependant générer un problème si deux conjoints n’ont pas le même niveau de salaire. Il est pourtant tout à fait possible de le spécifier en optant pour le taux individualisé pour les couples. Si cela ne pénalise pas le conjoint qui gagne moins, celui-ci peut trouver intrusif de le spécifier à son employeur. Dans ce cas, ce sera le taux neutre qui sera adopté, en se basant sur un barème qui est fixé par la loi. La différence devra faire l’objet d’un versement mensuel à l’administration fiscale, directement par le contribuable. Le prix à payer pour la confidentialité des revenus et de leur nature…

Nota bene : pour la période de septembre 2020 à août 2021, le taux d’impôt à la source sera basé sur les revenus 2019.

En cas de non imposition

Une personne qui est non imposable ne constatera aucune différence vis-à-vis du prélèvement à la source. Même si elle tenue de faire sa déclaration en ligne, le taux de prélèvement à la source équivaudra dans ce cas à 0 et cela pourra servir de justificatif ; si une instance administrative le demandait. Les personnes non imposables sont par exemple celles dont le salaire n’excède pas le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance).

Tout est automatisé ; ce qui évite les erreurs (et les fraudes) de la part du contribuable. Il lui revient cependant de vérifier si aucune erreur n’a été commise de la part de l’administration fiscale qui a récupéré les données par le biais de l’entreprise.

Calculs : comment procéder ?

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Calcul du salaire net

Sur le bulletin de salaire d’une personne salariée qui n’a pas le statut de cadre, on peut voir plusieurs cotisations et charges :

  • Deux cotisations d’assurance vieillesse (retraite générale). La première ; non plafonnée représente une charge à défalquer du salaire brut de 0.4%. La deuxième, quant à elle plafonnée à 6.90% ; doit respecter le plafond mensuel de la Sécurité Sociale (PMSS) qui évolue chaque année (3428 euros brut, mensuels en 2020, par exemple).
  • La CSG représente 9.2% sur 98.25% du salaire brut, jusqu’à 162,096 € par an. Elle se découpe en deux formes : la CSG qui est imposable sur l’impôt sur le revenu : Cela signifie qu’elle ne peut faire l’objet d’aucune déduction. Vous trouvez ensuite la CSG déductible (non imposable) à hauteur de 6.8%. En totalité, cela correspond à 4 plafonds annuels de la SS. Au-delà de cette somme annuelle, la CSG est sur 100% du salaire brut.
  • Sur le même principe, la CRDS, jusqu’à 162 096 euros représente 0.5% sur 98.25% du salaire brut. Passée cette somme annuelle, cela se fait également, comme pour la CSG, sur 100% du salaire brut.

Il est bon de noter qu’avant 2018, il fallait ajouter une cotisation d’assurance chômage.

Concernant la cotisation pour la retraite de chaque salarié, d’autres charges sont enlevées du salaire brut. Elles correspondent à trois retraites complémentaires :

  • Agirc-Arrco ayant fusionné début 2019, on peut faire le distinguo entre deux tranches de salaires bruts pour comprendre la déduction qui est faite. On prend en considération le PMSS dont nous parlions plus haut.Ainsi, pour les salaires bruts ; toujours pour des salariés non cadres, de la tranche 1 ; c’est-à-dire jusqu’à 3 428 euros, il faut retirer 3.15%.

On passe en tranche 2 si le salaire brut mensuel est supérieur à 3428 euros et jusqu’à 27 424 euros. Dans ce cas, c’est 8.64% qu’il faut enlever.

  • Pour les mêmes tranches 1 et 2 (et donc pour les mêmes salaires bruts), la CEG (Contribution d’Equilibre Générale) est soit retirée à hauteur de 0.86% soit à hauteur de 1.8%
  • La cotisation CET (Compte Epargne Temps) doit être défalquée également : 0.14% (de 1 à 8 Plafonds Mensuels de la Sécurité Sociale). Selon les entreprises, le CET est alimenté en temps (congés) ou en argent (rémunération).

Si vous êtes cadre, non seulement, toutes les charges et cotisations citées plus haut s’appliquent, mais vous devez donc ajouter celle de l’APEC : 0.024% (4 PMSS peuvent être appliqués au maximum) et la prévoyance obligatoire si vous êtes en tranche 1.

Calcul du salaire brut

Pour connaitre son salaire brut, il faut d’abord vous référer à votre SMB (salaire mensuel de base). Quand vous le trouverez, vous devez dans un premier temps, si vous êtes à temps partiel calculer, la somme mensuelle en multipliant ce SMB à votre nombre d’heures travaillées. Si vous êtes à temps complet, cela ne s’applique pas. Vous devez ensuite ajouter les différentes primes que vous pouvez avoir. Cela peut avoir un rapport avec votre ancienneté, mais aussi selon votre secteur d’activité, être une prime d’objectifs, par exemple, ou une prime dite du 13ème mois. Cela signifie que vous êtes payé comme si vous aviez travaillé 13 mois au lieu de 12.

Le calcul du salaire brut ne doit pas oublier les éventuels avantages dits en nature ; c’est-à-dire qui ont une certaine valeur, mais ne sont pas financiers ; comme le fait de bénéficier d’un logement ou d’une voiture de fonction etc…Les heures supplémentaires font également partie de ce calcul, si l’employé en fait.