
Vesa Equity Investment, filiale de son groupe Ep Group, contrôle déjà un peu moins de 29 % du groupe français, géant de la grande distribution dans le domaine de l’électroménager et des technologies. L’objectif est désormais de dépasser 50 % du capital afin de garantir que le contrôle reste entre les mains de Kretinsky, sans « nécessiter le déclenchement d’une procédure de retrait obligatoire (squeeze-out) à l’issue de l’offre ». C’est pourquoi il a lancé une offre publique d’achat au prix de 36 euros par action.
Ce prix comprend une prime de 19 % par rapport à la clôture de la bourse du vendredi 23 janvier, de 24 % par rapport au prix moyen du dernier mois et de 26 % par rapport au prix moyen des trois derniers mois. Ce prix valorise le groupe à 1,1 milliard d’euros.
La crainte d’un rachat par le chinois JD.com ?
La proposition a été accueillie à l’unanimité par le conseil d’administration du groupe français. Dans Les Echos, le PDG de Fnac Darty, Enrique Martinez, a expliqué que « l’actionnaire de référence a toujours soutenu la gestion et la stratégie, par exemple en co-investissant dans l’acquisition d’Unieuro ». Si l’OPA aboutit, « elle nous garantira une stabilité boursière, qui sera fondamentale pour mettre en œuvre notre feuille de route », a-t-il conclu.
La décision de Kretinsky d’augmenter sa participation dans le capital de Fnac Darty intervient à un moment clé pour le groupe du point de vue boursier. En effet, le géant chinois JD.com tente actuellement de racheter une participation majoritaire dans Ceconomy, le groupe qui contrôle ses concurrents Saturn et Mediamarkt et qui détient également environ 22 % de Fnac Darty. Si M. Kretinsky parvient à mener à bien cette opération, il s’assurera de conserver le contrôle.



