L’inflation dans la zone euro a reculé à 2 % en décembre, contre 2,1 % en novembre, selon les données préliminaires d’Eurostat. Cette baisse est principalement due à la baisse des prix de l’énergie (-1,9 % sur une base annuelle, contre -0,5 % le mois précédent). Les taux d’inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors énergie et alimentation (à 2,3 %, contre 2,4 %), et celle des services (à 3,4 %, contre 3,5 %) ont également baissé. Les données européennes étaient attendues après les chiffres nationaux qui avaient montré hier une baisse plus importante que prévu du coût de la vie.

Les marchés financiers ne s’attendent pas à des mouvements de taux en 2026, mais ils anticipent désormais un peu plus une baisse et excluent une hausse (hypothèse évoquée mi-décembre par Isabel Schnabel, membre du comité exécutif de la BCE).

« La baisse des prix de l’énergie ramènera l’inflation à environ 1,5 % en janvier, tandis que nous prévoyons une baisse de l’inflation alimentaire au cours de l’année », a commenté Capital Economics.

« Le taux de base devrait également diminuer, bien que de manière progressive, en raison du ralentissement de la croissance des salaires et de la baisse continue des composantes les plus en retard, telles que les assurances. Nos prévisions en matière d’inflation sont inférieures à celles de la BCE et suggèrent qu’en 2026, des baisses des taux seront plus probables que leur maintien » au niveau actuel de 2 %.

Bofa a confirmé ses prévisions d’une baisse des taux à 1,75 % en mars, en raison d’un scénario économique dans la zone euro caractérisé par une reprise modérée et une inflation inférieure à l’objectif de 2 % de la BCE.

Les économistes d’ING se montrent quant à eux plus prudents : « La BCE se trouve dans une position privilégiée qui lui permet d’attendre de nouvelles indications sur l’évolution de l’économie et de l’inflation avant de décider de la prochaine mesure à prendre ».