
Faire le point sur les obligations et normes en vigueur
Avant de démarrer des travaux, il est important de se documenter sur la réglementation. En cas de non-respect, il est possible de devoir tout recommencer, ce qui suppose bien entendu du temps et de l’énergie…mais surtout de l’argent.
Pour ne pas être confronté à une telle situation, il est primordial de se référer aux normes d’urbanisme en vigueur. Ces dernières vont varier selon la nature des travaux mais aussi la commune de résidence, ainsi que le bien immobilier. Le service d’urbanisme n’a pas les mêmes exigences pour un bâtiment lambda que pour une maison située dans un endroit classé, par exemple.
Impératif, il faut obtenir les autorisations, quelles qu’elles soient, pour pouvoir entamer les travaux de réfection.
En matière de rénovation mais aussi de construction, un propriétaire est tenu de respecter les normes d’urbanisme à la lettre. Impossible de prendre parfois un matériau donné, d’utiliser une certaine couleur ou encore de se passer de l’intervention d’un architecte des Bâtiments de France.
En fonction de la nature des travaux, une DP (déclaration préalable) peut suffire alors que dans d’autres, il faudra solliciter une demande de permis de construire. Cela suppose de fournir des documents dont des plans de coupe ou de masse afin que le service d’urbanisme puisse se rendre compte du résultat et ainsi orienter sa décision. Selon le document, la réponse est donnée respectivement sous un ou trois mois.
Solliciter l’expertise de professionnels

Comment savoir quel document sera à demander ? En diagnostiquant les travaux qui seront à réaliser. Pour cela, mieux vaut faire appel à un ou des professionnels. Ce sont les plus à même pour dire si les fondations ou encore la maçonnerie sont en bon état. S’il faut penser tout de suite ou dans un avenir plus ou moins proche à refaire la couverture ou la toiture de la maison. Des solutions existent dans tous les cas. On peut très bien consolider des fondations tout comme on peut refaire une toiture ; même si cela suppose un budget.
Un des points les plus importants est de parfaire ou de mettre en place une bonne isolation thermique. Cela s’entend au niveau de la toiture (responsable à elle seule de 30% des déperditions thermiques), des murs (cela peut être fait de l’intérieur ou par l’extérieur pour ne pas perdre de surface habitable) mais aussi les sols.
On oublie parfois le garage dans ce type de rénovation, alors qu’il peut être un vrai point faible : porte vieillissante, infiltrations d’air, problèmes d’étanchéité ou d’ouverture, absence d’isolation… Un professionnel pourra évaluer s’il faut simplement améliorer l’existant ou remplacer la porte par une solution plus performante, en s’orientant par exemple vers le fabricant de porte de garage Novoferm, selon les contraintes du bâti et l’usage du garage.
Le remplacement d’anciennes fenêtres et portes peut également faire toute la différence en optant pour les bons vitrages et matériau en fonction de l’orientation et des températures en hiver et en été. En effet, si le froid est toujours en ligne de mire, il faut désormais composer avec les épisodes de canicule de plus en plus longs et fréquents.
Évaluer le montant des travaux et définir le mode de financement

Tous ces éléments vont permettre d’établir des devis pour savoir combien les travaux vont coûter. Heureusement, il est souvent possible de les échelonner sur plusieurs années en se focalisant d’abord sur le plus urgent (les éléments cités plus haut). Un ravalement de façade peut attendre, tout comme la mise en peinture intérieure.
Le prix donné par les artisans, en matière de rénovation est souvent annoncé en mètres carrés. Une rénovation partielle ou totale n’a forcément pas le même prix. Dans le premier cas, on peut avancer un prix allant de 160 à 350 euros par mètre carré alors que cela rapidement atteindre ou dépasser les 1200 euros du mètre carré pour une rénovation plus globale.
Un élément à avoir en tête au moment de demander son crédit immobilier, par exemple pour inclure ce montant dans le montant du prêt qui sera accordé par la banque. Il existe, dans ce sens, des crédits spécifiques, comme le prêt à taux zéro sous couvert de répondre aux critères d’éligibilité. Si les travaux ne sont pas inclus dans le prêt immobilier, on peut mobiliser un crédit à la consommation (crédit travaux) dont le montant maximal s’élève à 75 000 euros.
Planifier les travaux
Pour réduire les coûts, de nombreuses personnes délèguent le gros œuvre à des professionnels, mais se chargent du reste, quitte à apprendre sur le tas ou en se faisant aider par des proches. Il est alors possible de ne payer que le coût des matériaux et pas la main d’œuvre. Il s’agit pourtant d’une entreprise qui demande davantage de temps, de la patience et où il est possible de faire des erreurs.
Si l’on fait appel à des professionnels, il faut planifier les interventions qui sont parfois interdépendantes. Un artisan ne peut pas intervenir si d’autres travaux n’ont pas été finis etc… Il faut être un peu chef d’orchestre. Mais c’est la meilleure manière d’obtenir un résultat professionnel et de qualité.
Dans tous les cas, la rénovation d’un bien ancien demande de l’organisation, de réfléchir, de ne pas se précipiter et de se faire conseiller.



