
Un coup de rabot passé presque inaperçu
Lancé en 2014, le dispositif finance une partie du séjour des jeunes de 18 à 25 ans, en France comme en Europe. Le principe n’a pas bougé : l’aide n’est jamais versée sur votre compte. Elle est déduite directement du prix au moment de la réservation, après vérification de votre dossier. Un reste à charge minimum de 50 € s’applique dans tous les cas.
Ce qui a changé, c’est le curseur. La prise en charge est passée de 80 % à 75 % du prix du séjour, et le plafond de 250 € à 200 €. Concrètement, pour un séjour affiché à 300 €, le calcul de 75 % donnerait 225 €, mais le plafond bloque l’aide à 200 €. Il vous reste donc 100 € à régler. Pour un séjour à 200 €, l’aide atteint 150 € et votre part tombe au plancher de 50 €.
Attention à savoir : le transport n’est jamais compris dans le prix affiché.
Le revenu fiscal, clé d’entrée du dispositif
Premier critère : avoir entre 18 et 25 ans au moment du départ. Ensuite, tout se joue sur votre revenu fiscal de référence, qui doit rester sous 17 280 € par part fiscale. Un piège classique guette les étudiants : si vous êtes rattaché au foyer fiscal de vos parents, c’est leur avis d’imposition qui compte, pas le vôtre. Un jeune sans revenus mais rattaché à des parents aisés peut donc se voir refuser l’aide.
Bonne nouvelle, le statut peut ouvrir la porte même avec des revenus supérieurs au plafond. Sont concernés les apprentis, les étudiants boursiers, les volontaires en service civique (mission en cours ou terminée depuis moins d’un an), les jeunes en contrat d’engagement jeune ou en parcours d’accompagnement vers l’emploi, les élèves des écoles de la deuxième chance, les jeunes suivis par l’aide sociale à l’enfance et les proches aidants. Beaucoup de ces profils cumulent d’ailleurs déjà d’autres droits, comme la prime d’activité pour les apprentis dont le salaire dépasse un certain seuil.
Une seule adresse pour réserver depuis janvier
C’est la vraie nouveauté de 2026. Les trois anciens sites du programme ont été remplacés par une plateforme unique, opérée avec le groupe Maeva : depart1825.maeva.com. « Dès janvier 2026, le catalogue d’offres évolue pour vous proposer désormais une offre encore plus large et exclusive », annonce le site du programme. Au menu : campings, résidences, maisons, villas et chalets, toute l’année.
La plateforme intègre un simulateur qui calcule votre aide avant de réserver. Vous fournissez ensuite les justificatifs correspondant à votre situation : avis d’imposition, notification de bourse, contrat d’apprentissage ou attestation de service civique. La déduction s’applique une fois le dossier validé. L’aide peut être demandée chaque année tant que vous restez dans la tranche d’âge : entre 18 et 25 ans, cela peut représenter jusqu’à huit séjours aidés.
Un dispositif qui reste sous-utilisé
Depuis sa création, plus de 220 000 jeunes en ont profité, avec un budget annuel de l’ordre de 6 à 7 millions d’euros. Cela reste peu au regard du besoin : près de quatre jeunes sur dix âgés de 18 à 25 ans ne partent pas en vacances, essentiellement pour des raisons d’argent. Un séjour à moins de 100 € de reste à charge, cela change pourtant la donne pour un budget étudiant.
Alors avant de renoncer à vos vacances d’été faute de moyens : avez-vous seulement pris deux minutes pour tester votre éligibilité sur le simulateur ?



