
Des milliards pour ses propres actions
Le deuxième trimestre sous la direction du nouveau PDG Greg Abel a été marqué par un changement de cap significatif dans la politique de rachat d’actions de Berkshire Hathaway. Par rapport aux 235 millions de l’année précédente, les dépenses consacrées au rachat d’actions propres, comme indiqué, ont grimpé à 4,5 milliards. Ce choix a toutefois contribué à faire baisser la liquidité, qui est tombée à 365,5 milliards de dollars, pour la première fois depuis 2022.
Le rachat d’actions propres s’est avéré inférieur tant à l’estimation minimale de Barron’s, comprise entre 5 et 11 milliards de dollars, qu’aux 8,5 milliards de dollars prévus par l’analyste d’UBS Brian Meredith. Et les rachats ne semblent pas ralentir : en comparant le nombre d’actions en circulation de Berkshire au 29 juillet, tel qu’indiqué dans son bilan du deuxième trimestre, avec celui au 30 juin, Barron’s estime que la holding a dépensé 3,4 milliards de dollars supplémentaires en rachats en juillet.
Un changement significatif sous la direction de Greg Abel réside également dans le fait que Berkshire a acheté plus d’actions qu’elle n’en a vendu, avec une augmentation nette de 20 milliards de dollars. Ce chiffre inclut également l’investissement de 10 milliards de dollars dans Alphabet, la société mère de Google, annoncé en juin. Apple reste toutefois la principale participation du groupe, bien que celui-ci ait considérablement réduit sa participation au cours des trimestres précédents, la ramenant à environ 280 millions d’actions.
Des bénéfices en hausse, mais pas pour les assurances
Au cours du trimestre, la croissance du résultat d’exploitation a été soutenue par les gains réalisés sur les investissements dans les secteurs de l’énergie, du ferroviaire et de l’industrie manufacturière, qui ont compensé les faiblesses du secteur des assurances. Si l’on examine plus en détail les différents secteurs, l’industrie manufacturière, les services et le commerce de détail ont progressé de 24 % pour atteindre 4,47 milliards, tandis que le bénéfice de Berkshire Hathaway Energy a bondi de 27 % à 891 millions. De même, la compagnie ferroviaire BNSF, entièrement contrôlée par la holding de Buffett, a enregistré une croissance de 6 % à 1,56 milliard.
Le secteur de l’assurance, représenté par la compagnie Geico, s’est en revanche révélé être un point faible pour Berkshire : les bénéfices techniques ont diminué de 13 %, passant de 1,99 milliard au deuxième trimestre 2025 à 1,73 milliard cette année, tandis que les revenus des placements d’assurance ont baissé de 9 % pour s’établir à 3,06 milliards.



