
Une bataille à coups de chiffres d’affaires
C’est donc sur le plan financier que s’est renouvelé le défi entre les deux principaux acteurs de l’intelligence artificielle, déjà en lice pour savoir lequel débarquera le premier à Wall Street avec la valorisation la plus élevée. OpenAI, dirigée par Sam Altman, vise une capitalisation boursière de plus de 830 milliards et conserve son avance en termes d’utilisateurs (900 millions par semaine, un record dans le secteur).
Mais fin mars, son chiffre d’affaires s’élevait à 2 milliards, un chiffre qui, extrapolé sur une base annuelle, s’arrêterait à 24 milliards. Soit moins que les 30 milliards d’Anthropic, qui restent toutefois à vérifier, car il ne s’agit là que d’une projection basée sur la tendance de croissance affichée par Claude.
Plus rapides que les géants de la tech
Les deux sociétés restent en tout cas déficitaires, et ce de manière importante puisqu’elles facturent bien moins que ce qu’elles investissent dans les data centers. Mais leur progression est néanmoins rapide : à titre de comparaison, Google avait mis 13 ans pour atteindre 30 milliards de chiffre d’affaires annuel, Amazon pas moins de 16 ans.
OpenAI, en revanche, a vu le jour en décembre 2015 et n’est arrivée sur le marché avec ChatGPT qu’en novembre 2022. Depuis lors, cependant, elle s’est développée à un rythme impressionnant et a souvent devancé ses rivaux, notamment lorsqu’il s’agissait de s’assurer de nouveaux clients : en témoigne, par exemple, la rapidité avec laquelle elle a pris la relève dans le contrat avec le Pentagone après qu’Anthropic lui eut refusé l’utilisation de son IA à des fins militaires.



