Force est de constater qu’un an après son arrivée en France, le Covid-19 n’en finit pas de connaitre des mutations et de contaminer des gens. Les conséquences sont terribles au niveau sanitaire, bien entendu, mais aussi au niveau économique. La prise en charge des premiers symptômes est une vraie gageure, pour les salariés, mais aussi les indépendants. Cela pourrait s’améliorer.

L’arrêt de travail immédiat : quand apparaissent les premiers signes de la maladie

C’est une annonce officialisée par Thomas Fatome, le directeur général de l’Assurance Maladie. Il faut appliquer un arrêt de travail immédiat, sans avoir besoin de se rendre chez le médecin. En effet, quand une personne ressentait les premiers signes (fièvre, toux, douleurs musculaires…), il était auparavant nécessaire d’obtenir un rendez-vous avec un médecin, en cabinet ou en visioconférence.

Sans certitude, le patient devait se voir prescrire une ordonnance pour passer le test, tout en restant en isolement. Test pour lequel il faut quelquefois patienter plusieurs jours. Les résultats, selon les régions, sont disponibles en 30 minutes ou sous cinq jours. Quid alors, de l’activité indépendante, de l’entreprise ou du travail salarié ?

Depuis le 10 janvier, le site Internet de l’Assurance Maladie, Ameli.fr, permet donc de déclarer malade et de bénéficier immédiatement d’un arrêt maladie (un arrêt immédiat et indemnisé sans jour de carence). Les seules conditions pour bénéficier du dispositif, sont de présenter des symptômes du Covid-19 ou alors d’être cas contact. Le but est évidemment d’éviter la transmission, mais aussi de permettre à la personne de se concentrer sur sa guérison, sans se soucier de son travail et de sa rémunération.

Des contrôles et de l’accompagnement

Interrogé sur le risque d’absentéisme, Thomas Fatome fait confiance au bon jugement des français. De toute façon, des contrôles sont prévus. Il est en effet tout à fait possible de voir le nombre de fois où une seule et même personne se sera déclarée ; ce qui entrainerait un contrôle au domicile.

Ce dispositif sera fonctionnel à partir du 20 janvier prochain. Il s’accompagne de la possibilité, pour chaque personne qui en aurait besoin, d’avoir la visite d’un infirmier ou d’une infirmière libérale à domicile. Ce professionnel de santé pourra lui prodiguer des conseils, en vertu de la composition familiale, pour favoriser un isolement « qualitatif » et ce, afin de ne pas contaminer les autres personnes du foyer.

Malgré l’omniprésence d’informations sur l’évolution du virus, peu concernent les actes courants de la vie, comme la préparation des repas ou encore le fait de pouvoir utiliser les mêmes sanitaires que les personnes qui ne sont pas malades, au sein du domicile. En cas de doute, ces dernières pourront faire l’objet d’un test, pour savoir si elles sont positives au Covid-19 ou pas.