
À la lecture des chiffres publiés pour l’impôt 2025 sur les revenus de 2024, c’est le 7e arrondissement de Paris qui se distingue nettement. Derrière lui figurent notamment Neuilly-sur-Seine, plusieurs autres arrondissements parisiens, mais aussi des villages ou petites communes beaucoup moins connus du grand public.
Paris 7e domine largement le classement
Le 7e arrondissement de Paris arrive en tête lorsque l’on regarde l’impôt moyen payé par l’ensemble des foyers fiscaux. Ce territoire concentre un niveau de revenu particulièrement élevé. Plus d’un foyer fiscal sur quatre y affiche un revenu fiscal de référence supérieur à 100 000 euros par an, un niveau très au-dessus de la moyenne observée à l’échelle nationale.
Dans cet arrondissement, les foyers dépassant ce seuil déclarent en moyenne des revenus annuels particulièrement importants. Même en tenant compte du fait que le revenu fiscal de référence intègre déjà certains abattements, les montants restent hors norme. Cette concentration de très hauts revenus explique la place exceptionnelle du 7e arrondissement dans le classement national.
Il faut toutefois rappeler qu’un territoire très favorisé ne signifie pas que tous les ménages y sont imposés au même niveau. Une partie des foyers n’y paie pas d’impôt sur le revenu, ce qui nuance la lecture des moyennes globales. Malgré cela, Paris 7e conserve une avance très nette sur les autres communes du classement.
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Le classement des communes selon l’impôt moyen par foyer fiscal
Ce premier tableau repose sur l’ensemble des foyers fiscaux recensés dans chaque commune. Il met en avant les territoires où l’impôt moyen par foyer atteint les niveaux les plus élevés.
| Ville | Foyers fiscaux | Impôt sur le revenu moyen par foyer |
|---|---|---|
| Paris 7e | 31 867 | 40 147 € |
| Neuilly-sur-Seine (92) | 35 060 | 29 174 € |
| Paris 6e | 24 183 | 25 643 € |
| Paris 8e | 23 857 | 24 758 € |
| Victot-en-Auge (14) | 94 | 24 686 € |
| Paris 16e | 97 760 | 24 533 € |
| La Buissière (38) | 456 | 22 905 € |
| Villars-et-Villenotte (21) | 98 | 21 797 € |
| Le Vésinet (78) | 9 123 | 21 725 € |
| Urville (10) | 61 | 21 158 € |
| Saint-Pierre (31) | 153 | 20 912 € |
| Macogny (02) | 32 | 20 877 € |
| Fontette (10) | 90 | 20 794 € |
| Veyrier-du-Lac (74) | 1 294 | 20 750 € |
| Vougeot (21) | 88 | 20 423 € |
Pourquoi de petites communes apparaissent-elles aussi haut ?
La présence de communes très peu peuplées parmi les premières places peut surprendre. En réalité, dans un village comptant seulement quelques dizaines ou centaines de foyers, l’installation d’un petit nombre de ménages disposant de revenus très élevés peut suffire à faire bondir la moyenne.
C’est notamment ce que suggèrent les données observées pour des communes comme Victot-en-Auge, La Buissière ou encore Macogny. Dans ces cas, le classement ne traduit pas forcément une richesse homogène de l’ensemble de la population locale, mais plutôt l’effet statistique produit par un nombre restreint de foyers très aisés.
Un second classement centré sur les seuls foyers imposés
La hiérarchie évolue légèrement lorsque l’on ne retient plus l’ensemble des foyers fiscaux, mais uniquement les foyers effectivement imposés. Cette méthode fait mécaniquement remonter certaines petites communes, où la proportion de ménages imposables est plus réduite mais où les contribuables concernés acquittent des montants élevés.
Dans cette lecture, Paris 7e conserve sa première place, mais Victot-en-Auge passe devant Neuilly-sur-Seine. Là encore, la structure de population et le faible nombre de foyers peuvent accentuer les écarts.
| Ville | Foyers imposés | Impôt sur le revenu moyen |
|---|---|---|
| Paris 7e | 23 377 | 36 495 € |
| Victot-en-Auge (14) | 55 | 42 190 € |
| Neuilly-sur-Seine (92) | 25 062 | 40 813 € |
| Lacoste (34) | 81 | 39 770 € |
| La Buissière (38) | 274 | 38 119 € |
| Paris 6e | 16 703 | 37 127 € |
| Paris 16e | 64 755 | 37 037 € |
| Paris 8e | 16 529 | 35 735 € |
| Macogny (02) | 19 | 35 161 € |
| Saint-Pierre (31) | 93 | 34 404 € |
| Châtenay-en-France (95) | 12 | 31 657 € |
| Belval-sous-Châtillon (51) | 48 | 31 560 € |
| Villars-et-Villenotte (21) | 68 | 31 413 € |
| Husseren-les-Châteaux (68) | 167 | 31 375 € |
| Ménil-aux-Bois (55) | 13 | 30 835 € |
Ce que montrent réellement ces chiffres
Ces statistiques fiscales permettent avant tout d’illustrer les fortes disparités territoriales de revenus en France. Elles confirment le poids de certains quartiers et communes historiquement favorisés, tout en rappelant qu’une moyenne peut être fortement influencée par quelques situations exceptionnelles, surtout dans les petites localités.
Ces données doivent être lues avec prudence : elles apportent un éclairage utile sur la concentration des hauts revenus, mais elles ne suffisent pas, à elles seules, à décrire la réalité sociale complète d’un territoire. Elles constituent en revanche un bon indicateur pour repérer les zones où la présence de contribuables très fortement imposés est la plus marquée.
Source : données DGFiP, impôt 2025 sur les revenus 2024, retraitées à partir des données officielles



