Début de semaine en forte accélération pour Porsche à la Bourse de Francfort. Ce lundi 08 juin, le titre du constructeur de Stuttgart affiche une hausse de 3 %, à 48,2 euros, porté par la recommandation des analystes d’UBS, qui ont relevé leur note de « neutre » à « acheter » et révisé à la hausse le cours cible de 40 à 60 euros. Dans le sillage de la performance du constructeur allemand de voitures de luxe, la société mère Porsche Automobil Holding progresse également, avec un gain supérieur à 1 %.

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Le titre Porsche « à acheter » selon UBS

Les analystes de la banque suisse reconnaissent que le retour de Porsche à sa « solide position de force » prendra encore plusieurs années, mais estiment que le moment est peut-être venu d’acheter des actions, car les premiers signes d’un renversement de tendance sont déjà visibles. Sur le plan industriel, le portefeuille de produits est désormais mieux aligné sur la demande, après que la société a commencé à corriger les erreurs du passé récent, en particulier le déséquilibre excessif de la gamme en faveur des véhicules électriques.

Le plan du nouveau PDG Michael Leiters, en poste depuis janvier, prévoit l’introduction de nouveaux modèles haut de gamme, équipés de moteurs à combustion interne et hybrides, plus en phase avec les goûts de la clientèle Porsche.

La marge opérationnelle pourrait remonter à 13 % d’ici 2030

Sur le plan organisationnel, UBS apprécie la détermination de la nouvelle direction à rationaliser les opérations par la cession d’actifs non stratégiques, la mise en place d’une structure plus agile et la réduction du gaspillage. La capacité de production a été ramenée à un niveau viable compris entre 250 000 et 280 000 véhicules par an, bien en deçà des 350 000 prévus lors de l’introduction en bourse.

Sur le plan financier, les analystes estiment quant à eux que la marge opérationnelle pourrait remonter de 7 % en 2026 pour atteindre 13 % d’ici 2030. Cette reprise sera alimentée par l’arrivée de nouveaux produits, de meilleures perspectives commerciales, une réduction structurelle des coûts et la disparition des charges extraordinaires liées à la réorganisation stratégique.