
D’après les relevés issus des données publiques communiquées par les stations-service, le SP95-E10 s’affichait mercredi à 1,997 euro le litre en moyenne. Ce niveau a été calculé à partir des prix pratiqués par 7324 stations à 11 heures ce 15 avril.
Des prix toujours élevés pour le SP98 et le gazole
Si le SP95-E10 repasse tout juste sous le seuil des 2 euros, les autres carburants restent à des niveaux plus élevés. Le SP98 atteignait ainsi 2,090 euros le litre en moyenne, tandis que le gazole, qui reste le carburant le plus consommé dans l’hexagone, s’établissait à 2,308 euros le litre.
Ces moyennes ont été calculées respectivement sur 7666 stations pour le SP98 et 9158 stations pour le gazole. Elles ne prennent pas en compte la Corse ni les départements et territoires d’outre-mer.
Cette légère baisse intervient après un épisode de forte hausse lié au contexte géopolitique international. Le 7 avril, les prix moyens atteignaient encore 2,018 euros pour le SP95-E10, 2,114 euros pour le SP98 et 2,337 euros pour le gazole.
Depuis, le recul reste contenu : environ 2 centimes de moins pour les essences et près de 3 centimes de baisse pour le diesel. Autrement dit, la détente est réelle, mais elle demeure pour l’instant modeste au regard de la hausse enregistrée ces dernières semaines.
Des tarifs encore bien supérieurs à ceux de fin février
Car si les prix reculent légèrement, ils restent encore très au-dessus de leur niveau d’avant-crise. Par rapport au 27 février, veille du déclenchement du conflit évoqué dans l’article source, le SP95-E10 coûte encore 28 centimes de plus par litre, le SP98 26 centimes de plus, et le gazole enregistre la hausse la plus marquée avec 59 centimes supplémentaires par litre.
Ce constat rappelle que le retour sous les 2 euros pour le SP95-E10, aussi symbolique soit-il, ne traduit pas encore un véritable retour à la normale pour les automobilistes.
Le gouvernement regarde du côté des marges des distributeurs
Face au mécontentement croissant des consommateurs, le gouvernement envisagerait d’agir sur les marges des distributeurs. Un projet de décret évoqué dans l’article viserait notamment à éviter certains effets d’aubaine.
Cette piste suscite toutefois une vive opposition chez les distributeurs, qui demandent le retrait du texte. De leur côté, ils plaident plutôt pour la suspension des certificats d’économies d’énergie, une mesure qui permettrait selon eux de réduire plus directement les prix affichés à la pompe.
En pratique, même si le passage sous les 2 euros constitue un signal psychologique fort, la question du pouvoir d’achat reste entière pour de nombreux conducteurs, dans un contexte où les carburants demeurent durablement à des niveaux élevés.



