A l’heure où l’on peut s’enthousiasmer de la suppression de la taxe d’habitation, la hausse de la taxe foncière pour certaines personnes. Prévue en 2026, la réforme des valeurs locatives cadastrales pourraient par contre en faire grimacer certains.

Pourquoi faire une réforme de la taxe foncière ?

Jusqu’à présent, le prélèvement de la taxe foncière se faisait en se basant sur le marché locatif à la date du 1er janvier 1970. Il est évident que ces conditions ont évolué ; ce qui crée des disparités dans les logements. La réforme de la taxe foncière est donc pensée pour être plus juste : certains propriétaires aux revenus modestes habitent en effet un bien pour lequel la valeur locative est surévaluée.

Au contraire, certaines propriétés de personnes plus aisées ont une taxe de moindre importance ; parce que leur bien est sous-évalué. Comment expliquer cela ? La taxe foncière se calcule en prenant en considération le taux d’imposition propre à chaque commune et au département d’habitation. Ce taux tient compte de la valeur locative cadastrale qui date donc des années 70.

Jusqu’à 20 % d’augmentation sur la valeur locative

Une réactualisation des données semble donc nécessaire selon l’Etat. Mais qui vont être les propriétaires qui paieront plus cher ? Les biens anciens seraient les premiers concernés. Ceux qui habitent une maison ou un appartement construits avant 1920 et 1950, seraient en première ligne, avec une hausse respectivement de 20 et 15%. Cela est sans compter sur la taille de l’habitation. A titre d’exemple, celles faisant plus de 100m² verraient une hausse de 8%.

A contrario, ceux qui sont propriétaires d’un bien construit après 1970 ou qui auraient un petit logement, verraient leur taxe foncière baisser. La baisse serait comprise entre 10 et 16% ; selon les cas. La réforme de la taxe foncière va se faire en quatre temps, avec une collecte de données, dans un premier temps, suivie de leur analyse. Un nouveau calcul par l’administration fiscale sera effectué, avant une entrée en vigueur en 2026.