
Plus précisément, environ 6 200 contrats auraient été négociés sur les principaux indices de référence énergétiques, le Brent et le West Texas Intermediate, déclenchant une volatilité significative sur les marchés.
Ce volume exceptionnellement élevé de transactions effectuées peu avant l’annonce a attiré l’attention des opérateurs financiers, notamment au vu des récents paris très opportuns sur des plateformes telles que Polymarket, coïncidant avec les décisions de la Maison Blanche. Un gestionnaire de portefeuille cité par le quotidien britannique a qualifié cette opération de « véritablement anormale », soulignant qu’il s’agissait d’un volume inhabituel pour une journée dépourvue d’événements prévisibles susceptibles de faire bouger le marché.
Des marchés en mouvement et des versions contradictoires
Après l’annonce de Trump, les cours du pétrole ont enregistré une chute soudaine, tandis que les contrats à terme sur l’indice S&P 500 ont progressé. Le président a déclaré sur la plateforme Truth Social que Washington et Téhéran avaient eu des discussions constructives ces derniers jours, ajoutant qu’il avait ordonné au Pentagone de reporter de cinq jours d’éventuelles attaques contre les infrastructures énergétiques iraniennes.
Trump a également évoqué des « points d’entente importants » entre les parties. Toutefois, la version américaine a été démentie par l’Iran : selon l’agence Tasnim, Téhéran nie que des négociations soient en cours avec les États-Unis. Une source citée affirme que la décision américaine de reporter d’éventuelles attaques serait liée à la crédibilité accrue des menaces militaires iraniennes.
Cet épisode a soulevé des questions quant à d’éventuelles opérations spéculatives ou à une divulgation anticipée d’informations par les opérateurs, dans un contexte géopolitique déjà très sensible.



