
Un produit net bancaire qui bondit de 13%
Le produit net bancaire, l’équivalent du chiffre d’affaires pour une banque, atteint 7,2 milliards d’euros sur le deuxième trimestre, en hausse de 13 %. Les réseaux français pèsent l’essentiel : 4,3 milliards d’euros de revenus à eux seuls.
Deux moteurs. La conquête d’abord, avec 415 000 nouveaux clients depuis janvier et 24 milliards d’euros de collecte d’épargne financière. La marge d’intérêt ensuite. C’est l’écart entre ce que la banque facture sur les crédits et ce qu’elle paie sur les dépôts. Cet écart s’est nettement reconstitué.
Votre livret rapporte moins, la marge remonte
La baisse de la rémunération de l’épargne réglementée allège mécaniquement le coût des ressources bancaires. Depuis le 1er août, le Livret A est tombé à 1,70 %. Les banques rémunèrent donc moins cher l’argent que vous leur confiez, pendant que les crédits accordés en 2023 et 2024 continuent de rapporter à taux élevés.
Le phénomène n’est pas propre à la Caisse d’Épargne ou à Banque Populaire. Tout le secteur français en profite, après deux années de marges écrasées par la remontée brutale des taux directeurs. Les banques en ligne suivent la même trajectoire.
Le Portugal, deuxième marché domestique
L’autre nouveauté du trimestre s’appelle novobanco. BPCE a bouclé le 30 avril le rachat de la quatrième banque portugaise pour environ 6,4 milliards d’euros, un montant réévalué à la clôture. Deux mois d’intégration suffisent à faire bondir le pôle européen de 121 %, à 466 millions d’euros.
Nicolas Namias, président du directoire, assume l’ambition : devenir un « leader bancaire européen au service de ses clients et des territoires ». Avec 9 % de parts de marché au Portugal et un ratio de solvabilité CET1 à 16,4 %, le groupe a les moyens de continuer. Il négocie déjà le rachat de filiales immobilières d’Arkéa.



