
Ce qui va changer au 1er août
Une seule ligne de votre facture bouge : l’acheminement, ce qu’on appelle le TURPE. C’est la part qui finance l’entretien des 1,5 million de kilomètres de lignes exploitées par Enedis et RTE. Elle pèse environ 30 % du total de votre facture d’électricité. Le prix de l’électricité, lui, ne bougera pas avant février 2027.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a acté une hausse de +3,04 % sur cette part réseau. Le calcul mêle une inflation faible (0,39 %), un coefficient de rattrapage poussé au maximum autorisé (3 %), moins un petit facteur d’efficacité. Comme le note la CRE, cela revient à environ +1 % sur la facture totale.
Combien cela va vous coûter concrètement ? Sur une facture d’électricité annuelle de 1 500 €, l’acheminement représente déjà près de 450 €. Une hausse de 3 % sur ce poste, c’est donc une quinzaine d’euros de plus sur l’année. Une poignée d’euros, certes. Sauf que ces petites hausses s’empilent saison après saison, et au bout du compte, c’est le budget des Français qui trinque.
Changer de fournisseur ne servira à rien (pour cette hausse)
Mauvaise surprise pour ceux qui misent sur un contrat à prix fixe : la garantie ne porte que sur la part énergie. L’acheminement, identique chez tous les fournisseurs, vous sera répercuté quoi qu’il arrive. La nouvelle grille s’appliquera du 1er août 2026 au 31 juillet 2027.
Si vous voulez vraiment grappiller, ce n’est donc pas sur le réseau qu’il faut jouer, mais sur la fourniture, le seul poste négociable. Cette hausse arrive d’ailleurs après la réforme du calcul des tarifs entrée en vigueur au 1er janvier 2026, qui a déjà rebattu les cartes. Et pour comparer ce qui se fait ailleurs, un détour par notre comparateur énergie peut valoir le coup.
Reste une question qui brûle toutes les lèvres : à force de petits pourcents d’augmentation au fil des saisons, jusqu’où la facture grimpera-t-elle vraiment ?



