
Les investisseurs comprennent-ils vraiment les risques liés à une guerre entre les États-Unis et l’Iran ?
Mais M. Pasquariello n’est pas d’accord et, dès hier, il n’a pas caché son étonnement face au résultat de la journée de cotation à Wall Street, qui a vu le S&P 500 et le Nasdaq Composite progresser respectivement de 1 % et 1,2 %, et le Dow Jones Industrial Average terminer la séance avec un bond de plus de 300 points, soit 0,8 % : une tendance, selon lui, excessivement haussière, si l’on considère que la guerre entre les États-Unis et l’Iran se poursuit.
Le gestionnaire de Goldman Sachs a donc écrit qu’il estimait que la tendance du marché boursier américain pourrait indiquer que les investisseurs ne tiennent pas compte des risques liés au conflit qui a de nouveau éclaté au Moyen-Orient.
Il convient de rappeler que les achats d’hier ont été alimentés par la baisse des prix du pétrole (qui ont rapidement recommencé à remonter), à la suite des déclarations faites par Scott Bessent sur CNBC. Le secrétaire au Trésor américain a rassuré les investisseurs en annonçant l’accord des États-Unis de Donald Trump concernant le passage des navires dans le détroit d’Ormuz.
Des risques sous-estimés ?
Les déclarations de Bessent n’ont toutefois pas convaincu M. Pasquariello, qui a écrit dans sa note aux clients qu’il craignait que le marché boursier « sous-estime les risques baissiers potentiels » liés à la guerre entre les États-Unis et l’Iran.
« Le marché est certainement plus intelligent que moi », a déclaré l’expert de Goldman Sachs
Il a ajouté toutefois qu’il était « surpris que les acteurs du marché ne soient pas plus inquiets ».
En effet, les défis ne manquent pas pour les marchés. Parmi ceux-ci, citons le nouveau revirement possible des banques centrales qui, après avoir baissé leurs taux, risqueraient d’être contraintes de les relever à nouveau. Cela dit, l’inquiétude concernant les taux qui vont être décidés tant par la FED que par la BCE, ainsi que celle liée à des flambées incontrôlées des prix du pétrole, a surtout été prise en compte par les marchés obligataires souverains.
Les actions ont repris leur ascension. À Wall Street, le bilan ne peut être considéré comme positif, si l’on considère que le S&P 500 vient d’enregistrer sa troisième semaine consécutive de baisse et a atteint son plus bas niveau de 2026 lors de la séance de vendredi dernier, le 13 mars 2026.



