Le rendez-vous fiscal du printemps est de retour. Comme chaque année, le mois d’avril marquera l’ouverture de la campagne de déclaration des revenus, et le millésime 2026 ne fera pas exception. Pour les revenus perçus en 2025, les contribuables pourront commencer leurs démarches à partir du jeudi 9 avril 2026. Une date à noter dès maintenant, même si le calendrier détaillé des échéances n’a pas encore été communiqué par l’administration fiscale.

declaration impot

Comme lors des précédentes campagnes, la date limite de déclaration ne sera pas la même pour tout le monde. Elle dépendra à la fois du département de résidence et du mode de déclaration choisi. La clôture interviendra ainsi entre la fin du mois de mai et le début du mois de juin 2026. Le détail précis devrait être publié par la Direction générale des Finances publiques à l’approche de l’ouverture du service.

Un point mérite toutefois d’être rappelé : la déclaration en ligne sur le site impots.gouv.fr est désormais devenue la norme. Dans la grande majorité des cas, elle est obligatoire. Le formulaire papier ne reste accessible qu’aux contribuables qui ne disposent pas d’une connexion Internet à leur domicile, ou qui ne sont pas en mesure d’utiliser le service en ligne pour valider ou corriger les informations préremplies. Autrement dit, sauf situation particulière, la déclaration sur Internet s’impose désormais comme le passage obligé.

Hausse du barème de l’impôt sur le revenu

Cette campagne 2026 s’ouvrira par ailleurs dans un contexte légèrement différent sur le plan fiscal. Le budget 2026, adopté en début d’année, prévoit une revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu à hauteur de 0,9 %, afin de tenir compte de l’inflation. Ce type d’ajustement peut sembler technique, mais il a des effets très concrets : il relève légèrement les seuils des différentes tranches et évite que certaines hausses de revenus purement liées au contexte économique ne se traduisent automatiquement par une imposition plus lourde.

Pour une part fiscale :

  • la tranche à 0 % s’applique désormais jusqu’à 11 600 de revenus,
  • le taux de 11 % concerne ensuite la fraction comprise entre 11 601 et 29 579 ,
  • vient ensuite la tranche à 30 %, pour les revenus allant de 29 580 à 84 577 par part,
  • au-delà, le taux passe à 41 % entre 84 578 et 181 917 ,
  • puis à 45 % pour la part des revenus supérieure à ce dernier seuil.

Dans les faits, cela signifie qu’une personne seule n’entre dans le barème de l’impôt qu’au-delà de 11 600 euros de revenus, contre 11 497 euros auparavant. Le seuil à partir duquel un contribuable devient effectivement imposable progresse lui aussi légèrement. Il s’établit autour de 17 604 euros de revenu fiscal annuel, soit environ 1 630 de salaire net par mois.

Une évolution modeste, mais qui illustre la volonté du gouvernement de lisser les effets de l’inflation sur la fiscalité des ménages en 2026.

Même si la campagne n’ouvrira officiellement que le 9 avril, mieux vaut ne pas attendre la dernière minute pour s’y intéresser. Comme chaque année, la déclaration de revenus reste un moment clé pour vérifier sa situation, contrôler les données préremplies et anticiper le montant de son impôt. Car derrière une formalité qui semble bien rodée, quelques ajustements de barème ou une information mal vérifiée peuvent rapidement changer la donne au moment de valider sa déclaration.