
De véritables 7 Magnifiques à la sauce européenne avec l’avantage, selon les analystes de la société, d’éviter la surconcentration dans la technologie et l’IA. Voici lesquels, classés par potentiel de hausse, selon le consensus Bloomberg.
Sap
Le titre Sap a été fortement sanctionné par le marché après la publication des résultats du quatrième trimestre, qui ont montré une croissance du carnet de commandes du cloud inférieure aux attentes. Malgré cela, les analystes restent optimistes quant au géant allemand du logiciel, dont la capitalisation boursière dépasse les 207 milliards d’euros.
La société a réussi à opérer la transition vers un modèle de logiciel par abonnement basé sur le cloud. Ce changement a soutenu une réévaluation des multiples. Le titre, en ligne avec le secteur de référence, semble toutefois un peu cher, puisqu’il se négocie à près de 24 fois les bénéfices attendus.
LVMH
Autre titre durement touché par le marché au lendemain de la publication des comptes, le géant de la mode dirigé par Bernard Arnault reste néanmoins un choix de premier ordre pour de nombreux experts du marché : après avoir enregistré un rendement total négatif de plus de 21 % au cours de l’année dernière, 56 % des analystes qui couvrent le titre estiment que le moment est venu de recommencer à l’acheter. La véritable force du groupe réside dans sa taille : Le groupe continue de bénéficier d’un fort pouvoir de fixation des prix, en particulier dans la division Mode et maroquinerie.
Novo Nordisk
Le titre Novo Nordisk s’est effondré à Copenhague après la publication des résultats, perdant 17 % en une seule séance. En particulier, les perspectives du groupe pharmaceutique ont déçu les attentes : la concurrence accrue sur les médicaments anti-obésité pénalise les estimations de revenus futurs. La véritable question est la suivante : le titre est-il prêt à remonter la pente ? Les recommandations d’achat s’élèvent actuellement à 47 % : des chiffres peu enthousiasmants, même si le potentiel de hausse reste important.
Novo Nordisk reste intéressant : la conversion des fondamentaux en flux de trésorerie disponible est élevée, de nature à soutenir une croissance des dividendes (rendement attendu supérieur à 3 %) et des programmes de rachat d’actions propres.
ASML
La société néerlandaise de puces électroniques est le véritable géant des bourses européennes (469 milliards de capitalisation), et tant les comptes du quatrième trimestre que les perspectives pour 2026 ont dépassé les estimations.
Malgré des valorisations très élevées (p/e attendu de 41) et un rendement total de 68 % au cours de l’année dernière, les analystes estiment que la course n’est pas encore terminée : les trois quarts continuent de recommander l’achat. Dans ce cas également, nos experts voient des perspectives intéressantes en termes de rémunération des actionnaires. Un programme de rachat de 12 milliards d’euros et une augmentation du dividende de 17 % renforcent la rémunération attendue.
Unicredit
La banque dirigée par le PDG Andrea Orcel qui, malgré la hausse boursière de ces dernières années (et un rendement total de près de 68 % au cours des 12 derniers mois), reste à acheter pour 63 % des analystes qui la couvrent. Unicredit reste l’une des histoires bancaires les plus intéressantes d’Europe, grâce à une combinaison de forte rentabilité, de solide capitalisation et de croissance dimensionnelle : un profil à la fois défensif et doté d’un potentiel de croissance à moyen terme.
TotalEnergies
Pour les analystes qui la couvrent, l’action de la société pétrolière française a déjà atteint sa valeur cible, mais malgré cela, 60 % d’entre eux recommandent toujours de l’acheter. Le marché a apprécié les résultats trimestriels, qui ont dépassé les attentes. Deux éléments à saluer : d’une part, la diversification des sources de profits : le gaz naturel liquéfié et les énergies renouvelables contribuent de manière croissante aux côtés de la production pétrolière. D’autre part, le rendement élevé des dividendes, aujourd’hui supérieur à 5 %.
Siemens
Le titre du géant allemand de l’automatisation industrielle a peut-être trop progressé et les valorisations sont également élevées (p/e attendu supérieur à 25). Les analystes restent globalement positifs (69 % de recommandations d’achat), mais sont quelque peu réservés quant au potentiel d’appréciation.
D’un point de vue patrimonial, Siemens maintient un endettement net modéré par rapport à l’EBITDA, ce qui lui permet d’investir dans des domaines de croissance à long terme tels que la numérisation industrielle, les réseaux intelligents et les infrastructures durables.



