Quand un enfant nait, c’est une grande joie pour son entourage. Il est coutumier d’offrir des présents au nouveau-né sous la forme de jouets, bien entendu ou de bijou de naissance. Pourtant, certains proches, dont les parents, pourraient être tentés de lui ouvrir, dès les premiers jours, un produit d’épargne. Une excellente idée, sans doute, mais lequel choisir ?

Le livret A est-il un bon choix de placement pour un enfant ?

Les périodes de confinement ont pu le démontrer sans aucun doute possible : les français savent épargner et un des produits phares, en la matière est sans conteste le Livret A.
Réglementé, rassurant, il est adoré par les français car il est relativement souple. En effet, il ne faut pas faire un premier dépôt très important, à l’ouverture et les versements sont ensuite libres. Cela signifie qu’on le remplit quand on le peut, en fonction de ses moyens.

Autre liberté que les français apprécient : le fait de pouvoir retirer de l’argent à tout moment, également, sans devoir justifier de son emploi. Selon les sommes qui sont déposées dessus, le Livret A ; tout comme peut l’être le LDDS ; est considéré comme beaucoup comme une petite épargne de précaution. Si son taux a été revalorisé récemment, il n’offre cependant pas un taux de rendement renversant avec seulement 1%.

Que faut-il penser de l’assurance-vie ?

Autre produit financier que les français plébiscitent : l’assurance-vie. Il n’est pas forcément destiné à un public adulte. En effet, certains acteurs sur le marché ; conscients que c’est un produit qui peut correspondre à ce que souhaitent des parents pour leurs enfants, n’ont pas hésité à proposer des assurances-vie qui leur sont spécifiques. Quoi qu’il en soit, il est possible d’en ouvrir pour un mineur.

Au contraire du Livret A, il est possible de choisir entre le contrat monosupport, avec un fonds euros ; qui rapporte moins mais qui est plus sûr ; ou un contrat multisupports. Il y a toujours une part de fonds euros, mais le reste se compose d’instruments financiers un peu plus risqués, car volatils sur le marché boursier. L’avantage ; en compensation du risque étant que ce type de contrat rapporte plus, généralement, en termes de rendement.

Par contre, le contrat d’assurance-vie n’est pas aussi souple que celui du Livret A. Même si cela est toujours possible, il est déconseillé, ne serait-ce qu’au point de vue fiscal, de retirer de l’argent pendant un minimum de 8 ans. Il s’agit donc à priori d’un contrat parfait pour un enfant qui, de toute manière, n’aurait pas la possibilité légale d’en retirer avant plusieurs années.

En fonction du contrat choisi et des sommes investies, cela peut permettre de constituer un matelas intéressant. L’argent pourra alors aider à financer des études supérieures, le permis de conduire ou l’achat d’une voiture, voire même servir d’apport personnel pour un premier logement.

Attention aux sommes déposées sur les produits financiers destinés à un enfant

Par contre, même si l’intention d’épargner, dans le but d’aider un enfant, est tout à fait louable, il faut penser à la réglementation qui entoure chacun de ces deux produits. Sur un Livret A, il est possible de mettre au maximum 22 950 euros. Cela constitue déjà une belle somme. Pourtant, ce produit d’épargne est tout à fait compatible avec d’autres, y compris le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire).

En ce qui concerne l’assurance-vie, il n’y a pas réellement de plafond. On peut y déposer les sommes que l’on souhaite. Pourtant, un seuil s’applique à partir de 150 000 euros au niveau de la fiscalité, ce à quoi il faut s’intéresser en amont, pour ne pas être désarçonné. Surtout si les virements sont réguliers pendant des années, il peut être plus ou moins rapide d’atteindre ce palier.

Autre chose à laquelle il faut prêter attention : le fait que l’on puisse penser qu’il s’agisse d’une donation déguisée. Mieux vaut donc être clair avec le conseiller (bancaire ou d’assurance) au moment de la souscription, surtout si le produit n’est pas explicitement dédié à un enfant, pour expliquer les motivations de son geste. Il sera à même de dire exactement quoi faire.