1 057 euros en moyenne. C’est ce que 12,6 millions de foyers voient arriver sur leur compte bancaire ce vendredi 31 juillet, après une première salve le 24 juillet. Une somme qui tombe bien avant la rentrée. Mais c’est aussi, pour la plupart, de l’argent qui dormait chez le fisc depuis des mois.

D’où provient ce virement du fisc ?

Deux situations mènent à ce virement. La première : le taux de prélèvement à la source appliqué en 2025 était trop élevé par rapport aux revenus que vous avez réellement perçus. Baisse de salaire, passage à temps partiel, départ à la retraite, naissance d’un enfant : le taux n’a pas suivi et le trop-prélevé est remboursé.

La seconde : les crédits et réductions d’impôt. Emploi d’un salarié à domicile, garde d’enfants, dons, investissement locatif, hébergement en Ehpad. L’avance de 60 % versée en janvier ne couvrait qu’une partie du dû, le solde arrive maintenant.

Vous n’avez rien à demander : le versement est automatique, sous le libellé « DGFIP REMB IMPOT REVENUS ». Un seul point à surveiller, votre RIB doit être à jour dans votre espace personnel sur impots.gouv.fr

La moyenne cache d’énormes écarts. Un foyer qui a simplement vu son taux glisser de quelques dixièmes récupère 200 ou 300 euros. Un couple qui emploie une aide à domicile à l’année, avec 12 000 euros de dépenses déclarées, peut voir revenir plusieurs milliers d’euros de crédit d’impôt. Le montant dépend uniquement de ce que vous avez déclaré au printemps.

Le réflexe qui évite d’attendre un an

Recevoir 1 000 euros en juillet, c’est agréable. C’est surtout un prêt gratuit consenti à l’État pendant douze mois. Si votre situation a changé durablement, la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source » permet de moduler votre taux à la baisse dès maintenant. L’argent revient alors chaque mois au lieu d’un versement unique l’été suivant.

Reste à savoir ce que vous préférez : une petite somme tous les mois, ou une bonne surprise en plein été ?