
Ce que le fisc appelle un loyer « raisonnable »
L’administration ne laisse pas le propriétaire fixer son prix librement. Elle publie chaque année deux plafonds de loyer annuel au mètre carré de surface habitable, charges non comprises. Pour 2026, le curseur monte à 215 euros en Île-de-France et 159 euros dans le reste du pays, contre 213 et 157 euros l’an dernier (LégiFiscal).
Pour une chambre de 12 m² à Rennes, le loyer ne doit pas dépasser 1 908 euros sur l’année, soit 159 euros par mois. À Créteil, le plafond grimpe à 2 580 euros annuels, donc 215 euros mensuels. Un euro de trop, et la totalité des loyers repart dans le calcul de votre impôt sur le revenu.
Trois conditions, aucune négociable
Le prix n’est qu’un critère parmi trois. La pièce doit d’abord faire partie de votre résidence principale : une maison secondaire ou un studio détenu ailleurs sort du dispositif. Le locataire, ensuite, doit y installer sa propre résidence principale, sauf s’il s’agit d’un travailleur saisonnier muni d’un contrat, qui peut s’y loger temporairement (article 35 bis du CGI).
Attention à ne pas confondre avec les chambres d’hôtes, exonérées jusqu’à 760 euros de recettes annuelles. Les deux régimes ne se cumulent pas.
Après 2026, la question reste ouverte. Ce coup de pouce a déjà été prolongé plusieurs fois par les lois de finances successives. Sa reconduction dépendra du prochain budget, dans un contexte où la fiscalité des bailleurs privés bouge beaucoup.



